Je vais sans doute me répéter mais vous avez tous compris qu'on habite maintenant au milieu d'hectares de vignes, même si, de la maison, on n'en voit aucune.
En vue de vous informer au mieux, Laurent a consacré la journée du 19 septembre aux vendanges.
Mais non ! Il a mis ses petites chaussures, il a pris sa grande sacoche et il a marché pendant 5 longues minutes : il s'est alors retrouvé au milieu de travailleurs courageux. Il a ouvert la grosse sacoche, en a tiré son outil de travail préféré, j'ai nommé l'appareil photo et il a mitraillé... environ 180 photos en quelques heures. Elles n'ont pas toutes été traitées (rassurez-vous !) mais je vais vous en présenter quelques-unes dans cet article.
Les vendanges se font de deux façons différentes par ici.
Si la plantation des vignes le permet (écartement suffisant entre les ceps, parcelle accessible, ...), la vendangeuse entre en action.
On a sur cette photo une idée du monstre.
C'est une énorme machine (environ 3.50 m de haut pour une largeur variant entre 2.5 et 3 m sur 5 à 6 m de long)....
On a sur cette photo une idée du monstre.
C'est une énorme machine (environ 3.50 m de haut pour une largeur variant entre 2.5 et 3 m sur 5 à 6 m de long)....
... qui enjambe les plantations et les secoue en passant.
Les grains tombent sur une noria (sorte de tapis cranté) qui les reverse dans une remorque. À 5 km/h, il faut moins d'une heure pour vendanger un hectare.
(Évidemment, cette efficacité a un coût. Le prix de la machine seule, sans parler de l'entretien et du remplacement des pièces, varie entre 150 000 et 200 000 euros !)
Ceux que ça intéresse peuvent se reporter à l'article suivant.
Voilà, c'était donc le principe... encore faut-il que la machine y mette du sien. Comme je le disais, il y a des frais annexes.
Le jour où Laurent est venu admirer le boulot, la bête a renâclé... elle avait mal au pied... comprenez : un pneu était crevé (ce qui arrive cependant très rarement) !
Le jour où Laurent est venu admirer le boulot, la bête a renâclé... elle avait mal au pied... comprenez : un pneu était crevé (ce qui arrive cependant très rarement) !
Alors quand on crève en bagnole, c'est pas marrant, on sort son cric en râlant, on fait semblant de s'y connaître mais on est bien content(e) quand un automobiliste compatissant vient vous filer un coup de main.
Quand un pneu de la vendangeuse est crevé, compte tenu de la taille du dit pneu, un bon mètre trente au garrot tout de même, ben oui, on a vu que c'était grand ces bestioles-là, on fait carrément venir un dépanneur qui va utiliser des tas d'outils pour réparer tout ça.
À noter que le pneu est rempli d'eau. Cela améliore le lestage de la machine et donc l'adhérence... Il faut commencer par le vider.
Ensuite les hommes vont y mettre toute leur rage pour replacer le pneu neuf sur sa jante.
Même à 3 paires de bras, on n'a pas l'impression que c'est si facile !
Bilan, une matinée perdue !
Vue de la parcelle voisine.
On y travaille à l'ancienne, c'est la deuxième façon de vendanger, plus traditionnelle : elle consiste à utiliser l'huile de coude de nombreux "CDD".
Il y a les cueilleurs-euses et les porteurs (là, pas de -euses).
Les premiers-ères passent leur journée à croupetons...
À noter que le pneu est rempli d'eau. Cela améliore le lestage de la machine et donc l'adhérence... Il faut commencer par le vider.
Ensuite les hommes vont y mettre toute leur rage pour replacer le pneu neuf sur sa jante.
Même à 3 paires de bras, on n'a pas l'impression que c'est si facile !
Bilan, une matinée perdue !
Vue de la parcelle voisine.
On y travaille à l'ancienne, c'est la deuxième façon de vendanger, plus traditionnelle : elle consiste à utiliser l'huile de coude de nombreux "CDD".
Il y a les cueilleurs-euses et les porteurs (là, pas de -euses).
Les premiers-ères passent leur journée à croupetons...
... pour couper les grappes qui tombent dans un petit panier.
Le geste est rapide. La main gauche a attrapé la grappe coupée et la laisse tomber dans le panier tandis que la droite armée du sécateur cherche déjà la grappe suivante.
Les paniers pleins sont déversés dans des grandes hottes portées à dos d'homme.
Lesquelles sont balancées dans les bennes des camions qui sont garés à proximité.
Les raisins s'entassent.
Les hottes se succèdent.
La remorque est presque pleine.
Elle est prête à partir.
Les gens qui travaillent là sont des jeunes, des étudiants pour certains.
Un petit peu moins jeunes...
Et beaucoup sont des retraités qui viennent arrondir leur modeste revenu.
Galerie de portraits.
L'ambiance, lors de ces journées de travail, est bon enfant. Certains habitués regrettent cependant que le repas de fin de vendange ait été supprimé.
Un petit peu moins jeunes...
Et beaucoup sont des retraités qui viennent arrondir leur modeste revenu.
Galerie de portraits.
L'équipe au grand complet.
Le travail dans les vignes ne s'arrête pas en si bon chemin. Il faut un entretien régulier. Plusieurs traitements ont lieu au cours de l'année.
En juillet, les feuilles ont été dégagées pour permettre le bon ensoleillement des grappes.
Sans compter d'autres travaux également indispensables.
Hier matin, par exemple, j'ai vu des ouvriers qui s'apprêtaient à renouveler une plantation trop ancienne, des pieds d'une cinquantaine d'années vont être arrachés car la production de cette année a été décevante.
Ce matin, dans une autre vigne, trois ouvriers sont venus pour remplacer les tuteurs abîmés.
Ce matin, dans une autre vigne, trois ouvriers sont venus pour remplacer les tuteurs abîmés.
La prochaine taille se fera lorsque les feuilles seront tombées.
Toutes précisions sur le vignoble du Blayais seront trouvées ici :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Blaye-c%C3%B4tes-de-bordeaux
Toutes précisions sur le vignoble du Blayais seront trouvées ici :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Blaye-c%C3%B4tes-de-bordeaux
















































Magnifiques photos et portraits ! Vous allez gagner le droit de les tirer sur papier et les apporter à l'employeur pour redistribution (si ce n'est déjà prévu) !
RépondreSupprimerTrès intéressantes ces photos de la vigne, j ai beaucoup aimé, merci à Laurent !
RépondreSupprimer