jeudi 31 août 2017

mardi 29 août : parapente


Ce mardi,  mon Bonhomme a effectué son baptême de parapente au col de la Forclaz, en bordure du lac d'Annecy.
Il faisait un temps magnifique, aucune excuse à chercher de ce côté pour le persuader d'annuler.

Donc quand faut y aller, faut y aller ! Et il y va sans aucune considération pour mon inquiétude. Même peut-être un peu moqueur. Même pas peur !!!




Harnachement de la bête :




Consignes à respecter : tu cours jusqu'au bout !




Debout devant le vide...




... pendant que le moniteur, Alexis, se débat avec les nœuds !




Voyons, le rouge avec le jaune, le bleu avec le blanc... non, c'est le contraire. Ah, je sais plus.




Tant pis ! On y va ! C'est parti !








Oh, c'est haut !




Un peu moins haut, mais bon c'est normal, même en parapente, il faut redescendre un jour.




Deux petites vidéos prises en vol. 
Sur la première, c'est Laurent qui pilote.



Et sur la deuxième, il atterrit, très élégamment, sur les fesses !



Et pendant que mon Bonhomme s'envoie en l'air, moi, pas jalouse, je fais une dernière petite photo.




Aillon-le-Jeune



J'étais trop occupée à parler de randonnées et je n'ai pas encore publié de photos d'Aillon.

Comme beaucoup de villages savoyards, c'est un village très fleuri.



Qui comporte, comme de bien entendu, des fontaines, ...



de jolis balcons ajourés, 



et des croix. mais vous les avez déjà vues.

L'église.


Et la ferme de la Mense, qui a hébergé notre premier séjour, il y a 30 ans !



Notre chalet...



... perdu dans la colline.


dialogue avec les vaches


--- Mais t'es mignonne toi !



---  Et toi aussi !


--- Toi aussi avec tes beaux yeux !




--- Toi aussi, t'es belle !




--- Et tes copines aussi !




--- Sont embêtantes les moumouches ?







---  Meueuh *

    * oui, un peu


--- Meuhhhh* ? 


   * Tékitoi ?
  





--- Je suis une touriste sur ton chemin. Et toi, qui es-tu ?

--- Meuheuheuh *
   
      * Je suis une petite vache tarine à la robe uniforme





---Meueuhmeuh *
    
    * Et moi, je suis une vache de race abondance, reconnaissable aux taches rouges sur mes yeux



---- Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? 




--- Meumeumeumeu *
    
    * Moi, je fabrique du bon lait qui sera transformé par mon humain en tome des Bauges douce et fruitée.




--- Mu muh muh * ?
    
   * Et toi, c'est quoi ton super-pouvoir ?

--- Je mange du fromage de vache mais aussi de chèvre et de brebis !



lundi 28 août dans le sentier des tannes et des glacières


En revenant de la Grotte des Fées, nous avons soudain été pris d'un grand courage. Nous nous sommes donc lancés dans une randonnée qui démarrait tout près de là mais qui était beaucoup plus longue.

Vous avez vu la falaise très découpée près de la grotte. Tout ce massif calcaire a été érodé au fil des années par les eaux de ruissellement. Il en résulte des formes originales, parfois spectaculaires.



En Savoie, grottes et gouffres sont appelés "tannes". Aux siècles derniers, certains gouffres remplis de glace naturelle en permanence, nommés "glacières", étaient exploités et la glace était vendue à Chambéry ou Aix-les-Bains. 

On commence par ce petit gouffre qui s'ouvre juste à côté du chemin.



Puis on découvre ce dédale rocheux : deux galeries dont les plafonds se sont effondrés se rejoignent. Il reste un puits bien visible.




Le sentier pénètre dans un étroit canyon (pour les géologues, c'est une "ruelle du karst"). 


Il était parcouru par un puissant courant qui  a façonné ces "marmites de géant" visibles sur les parois.

Une idée de la profondeur de cette faille.



Puis c'est une série de dolines, une forme d'érosion due à la dissolution du calcaire par les eaux acides.
Petite doline en chaudron, d' 1,50 m de diamètre et de profondeur.



Doline en baquet, plus large (12 m sur 9 m) et plus profonde (3 m).



On verra également un lapiaz forestier : l'eau acidifiée par son passage dans un humus d'aiguilles de pin a creusé dans le calcaire des rigoles arrondies.


Au passage, on remarque la forme de ces arbres et on comprend comment on fabrique les "tavallans".


Rappel sur l'utilisation des tavallans.



Les racines des épicéas communs sont traçantes, elles suivent la forme de la roche érodée.

Un petit "pont" de pierre (encore une doline).



On arrive, à la moitié de notre promenade, dans le Grand Rafou, 4 dolines se rejoignent pour former cette grande dépression : on parle alors d'"ouvala".


La dalle calcaire est marquée de traces de fossiles qui sont la marque du calcaire urgonien qui constitue ce massif. 


On voit aussi des petites cuvettes de quelques dizaines de centimètres de long aux formes arrondies.


Puis on parvient aux chalets du Margériaz où se situe la bergerie dans laquelle nous avons été "recueillis" durant l'orage du vendredi 18 août.


Tiens au passage, encore une croix, on ne s'en lasse pas !


Puis c'est la descente.




On aurait aussi pu faire de la spéléo. Voici mon entrée de la galerie, très étroite... 

... et ma sortie.


Mais si mon Bonhomme est attiré par le vide et les grands espaces (cf article à venir), marcher sous terre le tente vraiment très peu (version du Bonhomme : "il en faut un dehors pour appeler les secours au cas où"). Et comme je ne suis pas plus courageuse qu'il ne faut, je n'ai pas insisté longtemps dans la galerie !

Dernière curiosité, la Tanne du Névé qui doit son nom au gros cône de neige qui s'accumule au fond de ce vaste puits de 15 m de profondeur.



On passe à côté d'une autre entrée du gouffre.



On terminera par cette grotte qui passe sous le chemin !



Et voilà comment, partis pour une bricole de rando (la Grotte des Fées) d'une petite heure avec un dénivelé de 25 m, on se retrouve à avoir grimpé (puis descendu !!!) un peu plus de 300 m pendant trois heures !