En revenant de la Grotte des Fées, nous avons soudain été pris d'un grand courage. Nous nous sommes donc lancés dans une randonnée qui démarrait tout près de là mais qui était beaucoup plus longue.
Vous avez vu la falaise très découpée près de la grotte. Tout ce massif calcaire a été érodé au fil des années par les eaux de ruissellement. Il en résulte des formes originales, parfois spectaculaires.
En Savoie, grottes et gouffres sont appelés "tannes". Aux siècles derniers, certains gouffres remplis de glace naturelle en permanence, nommés "glacières", étaient exploités et la glace était vendue à Chambéry ou Aix-les-Bains.
Puis on découvre ce dédale rocheux : deux galeries dont les plafonds se sont effondrés se rejoignent. Il reste un puits bien visible.
Le sentier pénètre dans un étroit canyon (pour les géologues, c'est une "ruelle du karst").
Il était parcouru par un puissant courant qui a façonné ces "marmites de géant" visibles sur les parois.
Une idée de la profondeur de cette faille.
Il était parcouru par un puissant courant qui a façonné ces "marmites de géant" visibles sur les parois.
Une idée de la profondeur de cette faille.
Puis c'est une série de dolines, une forme d'érosion due à la dissolution du calcaire par les eaux acides.
On verra également un lapiaz forestier : l'eau acidifiée par son passage dans un humus d'aiguilles de pin a creusé dans le calcaire des rigoles arrondies.
Au passage, on remarque la forme de ces arbres et on comprend comment on fabrique les "tavallans".
Les racines des épicéas communs sont traçantes, elles suivent la forme de la roche érodée.
Un petit "pont" de pierre (encore une doline).
Au passage, on remarque la forme de ces arbres et on comprend comment on fabrique les "tavallans".
Rappel sur l'utilisation des tavallans.
Un petit "pont" de pierre (encore une doline).
On arrive, à la moitié de notre promenade, dans le Grand Rafou, 4 dolines se rejoignent pour former cette grande dépression : on parle alors d'"ouvala".
La dalle calcaire est marquée de traces de fossiles qui sont la marque du calcaire urgonien qui constitue ce massif.
On voit aussi des petites cuvettes de quelques dizaines de centimètres de long aux formes arrondies.
Puis on parvient aux chalets du Margériaz où se situe la bergerie dans laquelle nous avons été "recueillis" durant l'orage du vendredi 18 août.
On aurait aussi pu faire de la spéléo. Voici mon entrée de la galerie, très étroite...
... et ma sortie.
Mais si mon Bonhomme est attiré par le vide et les grands espaces (cf article à venir), marcher sous terre le tente vraiment très peu (version du Bonhomme : "il en faut un dehors pour appeler les secours au cas où"). Et comme je ne suis pas plus courageuse qu'il ne faut, je n'ai pas insisté longtemps dans la galerie !
Dernière curiosité, la Tanne du Névé qui doit son nom au gros cône de neige qui s'accumule au fond de ce vaste puits de 15 m de profondeur.
On passe à côté d'une autre entrée du gouffre.
... et ma sortie.
Mais si mon Bonhomme est attiré par le vide et les grands espaces (cf article à venir), marcher sous terre le tente vraiment très peu (version du Bonhomme : "il en faut un dehors pour appeler les secours au cas où"). Et comme je ne suis pas plus courageuse qu'il ne faut, je n'ai pas insisté longtemps dans la galerie !
Dernière curiosité, la Tanne du Névé qui doit son nom au gros cône de neige qui s'accumule au fond de ce vaste puits de 15 m de profondeur.
On passe à côté d'une autre entrée du gouffre.
Et voilà comment, partis pour une bricole de rando (la Grotte des Fées) d'une petite heure avec un dénivelé de 25 m, on se retrouve à avoir grimpé (puis descendu !!!) un peu plus de 300 m pendant trois heures !










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