dimanche 13 septembre 2020

Le pech de Bugarach --- vendredi 11 septembre

 

Randonnée laborieuse ce vendredi 11. 

Pas de celles que je préfère pour plusieurs raisons : tout d'abord, elle se fait en aller-retour, or je  préfère les boucles ; ensuite, elle nous fait grimper comme des bourrins du début à la fin puis, corollaire évident, nous fait descendre tout au long du retour... bonjour les genoux ! Et enfin, l'intérêt de cette promenade ne m'a pas sauté aux yeux, et pourtant, on a croisé sur le chemin pas loin de 50 randonneurs, preuve qu'elle est célèbre. 

Je me dis que les promeneurs sont plus attirés par la légende qui plane sur ces lieux que par la randonnée elle-même.

Mais de quelle légende qu'elle nous parle, là ? Z'avez oublié ? La fin du monde annoncée pour le 21 décembre 2012... seuls seraient sauvés (par les extraterrestres présents sur les lieux, bien entendu !!!) les "élus" cad les ceusses présents à proximité du pic de Bugarach ! (Note de la rédactrice : pas de bol pour eux, la préfecture a interdit l'accès et même le survol du pic entre le 19 et le 23 décembre 😂😅). 

La géologie très particulière du pic est sans doute aussi à l'origine de ces élucubrations. Une montagne inversée qui aurait inversé les pôles magnétiques... Et chacun sait bien que, parmi les catastrophes annoncées lors de l'Apocalypse, figure l'inversion des pôles magnétiques de la Terre qui provoquera une inversion du sens de rotation de notre vieille Terre. (Ah, vous saviez pas ?). Du coup, suivez bien la logique, le pic de Bugarach, avec ses pôles déjà inversés, devient un refuge sûr ... Ah, bah, dame, oui, il suffisait d'y penser !

Bon, je suis très mauvaise langue, disons que si ce pic est autant visité, c'est peut-être parce que c'est le plus haut des Corbières !

                   

On commence donc à marcher dans un sentier large et presque plat. 


On commence à monter un peu dans les sous-bois. Oh, doucement au début, il ne faut pas rebuter le touriste ! 


On se fait accompagner par des petits lézards qui n'ont que le temps de garer leur queue compte-tenu de la fréquentation du chemin. 


Une trouée dans la végétation permet une vue aérienne des alentours ... 


... et plus particulièrement du village de Bugarach. 


Les sentiers sont du type "16" (treize et trois).

                                          

Comme prévu (le dénivelé annoncé est important, plus de 500 m), ça se met à grimper dur ! Par endroits, la pente est à 80%.


Laurent n'a que 10 pas d'avance sur moi... et il est déjà vachement plus haut.



Mais bientôt, il en aura davantage (de pas d'avance sur moi). 

En effet, j'ai renoncé à poursuivre cette grimpette dont je ne voyais pas l'intérêt. J'ai quand même atteint l'altitude de 1070 m et mon trajet est de 2,8 km (x2 pour le retour).
Sur la capture d'écran qui suit, une croix marque la fin de mon trajet.



Je suis descendue seule, à mon rythme, en essayant de préserver mes genoux pour le reste du séjour. 
Au passage, cette pierre gravée d'un symbole bizarre. 


Qui a une idée de sa signification ? 


Quant à Laurent, il a gaillardement escaladé les 800 mètres restants en atteignant l'altitude de 1250 m ! Les quelques photos qu'il a prises au sommet :



 


Rappelons que le mot "pech" est la traduction de l'occitan "pueg" qui dérive du latin "podium" qui désigne un endroit plat et surélevé. Or, effectivement, Laurent, après sa dure montée, s'est retrouvé sur un petit plateau qui embrassait l'horizon à 360°. Et, sur cette  photo prise 2 jours plus tard, on voit le sommet arasé du pech.



























































































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